Directing
Des documentaires, des films aux points de vue affirmés et des débats pour raconter la société française et le monde d'aujourd'hui, ses fractures et ses combats, pour décrypter la nouvelle donne géopolitique et les enjeux de la mondialisation.
La Case du siècle est une émission de télévision française créée en 2010 et diffusée sur France 5. Présentée par Fabrice d'Almeida, elle propose chaque dimanche des documentaires sur des thèmes visant à éclairer l'histoire du XXe siècle en France et dans le monde. Au travers d’un documentaire, le téléspectateur peut parfaire ses connaissances sur un sujet ou découvrir simplement une période. La case du siècle, c’est le décryptage d’événements qui ont fait basculer l’Histoire.
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Après le coup d’État militaire du général Pinochet de septembre 1973, l’ambassade d’Italie à Santiago (Chili) a accueilli des centaines de demandeurs d’asile. À travers des témoignages, le documentaire de Nanni Moretti raconte cette période durant laquelle de nombreuses vies ont pu être sauvées grâce à quelques diplomates italiens.
Salvador Allende a donné sa vie pour le Chili, son pays. Fondateur du Parti Socialiste Chilien, marxiste convaincu sans être un théoricien, il est avant tout un humaniste, un "gentilhomme" en politique. Candidat à l'élection présidentielle à trois reprises, en 52, en 58 où il frôle la victoire, en 64 enfin, il est à chaque fois battu. Il reprend la lutte, enraciné dans le jeu démocratique. Le 4 novembre 1970, il est élu président de la République et s'engage à corps perdu dans la transformation socialiste de son pays, obsédé par le respect pointilleux de la démocratie et de ses institutions. Cet amour pour le respect de la loi, pour la démocratie, va lui coûter la vie et plonger le Chili dans la longue nuit du fascisme durant plus de 17 ans.
Rue Santa Fe, le 5 octobre 1974, dans les faubourgs de Santiago du Chili, Carmen Castillo survit à son compagnon, Miguel Enriquez, chef de la résistance contre la dictature de Pinochet, mort au combat. C’est le point de départ de “Calle Santa Fe”, voyage sur les lieux du présent. Tous ces actes de résistance valaient-ils la peine ? Miguel est-il mort pour rien ?
Rencontre avec l’écrivain portugais José Saramago, âgé de 80 ans, à Lanzarote en Espagne où il vit. S’exprimant avec un mélange de sérieux et d’humour, il aborde successivement son rapport au passé, à l’écriture, à la langue portugaise, les personnages de ses livres, les traces et le temps. Sa femme (et traductrice) Pilar del Rio souligne l’engagement politique de l’écrivain, notamment auprès des « sans terre » du Chiapas, du Brésil.
11 septembre 1973, au Chili, après le coup d'Etat du général Pinochet, la répression s'abat soudain sur le pays. L'ambassade de France, basée à Santiago, ouvre ses portes aux militants chiliens. Coupés du monde, sans instruction du ministère, les diplomates en poste prennent cette décision sous leur seule responsabilité. L'ambassade et la résidence de l'ambassadeur accueilleront plus de 600 personnes. Ce document pose l'épineuse question des choix individuels et politiques : comment agir quand le gouvernement que l'on représente, celui du président Pompidou, a pris ses distances avec celui du président Allende ? Il dévoile également la vie qui s'organise dans le huis clos de ces deux lieux, de septembre 1973 au départ vers la France du dernier réfugié, en juillet 1974.
Depuis l'insurrection du 1er janvier 1994, pendant laquelle des milliers d'Indiens mayas de l'EZLN, l'armée zapatiste de libération nationale, ont occupé par surprise quatre villes du Chiapas, pour exiger "la justice, la liberté et la démocratie", quelque chose s'est brisé au Mexique. Dans ce film, on découvre de la bouche même du sous-commandant Marcos l'extraordinaire histoire de cette guérilla démocratique et pacifiste : sa "naissance" secrète au fond des montagnes en 1984, sa lente métamorphose au contact de la culture indienne, ses rêves, son désespoir. Et l'on comprend comment un petit groupe issu des guérillas des années 70 s'est transformé en une armée de milliers d'insurgés prêts à mourir pour leur dignité, pour qu'enfin on les écoute, pour que leur pays reconnaisse leur existence et leurs droits.
L'incertitude sur l'évolution future de leur île préoccupe les Cubains au quotidien. Un voyage captivant, rythmé par leurs récits nuancés sur l'ouverture de Cuba au monde. Après l'amorce des réformes économiques historiques de 2011, destinées à encourager l'initiative privée et le rétablissement des relations diplomatiques avec les États-Unis en décembre 2014, l'île se métamorphose et les mentalités changent peu à peu. Plusieurs entreprises étatiques sont devenues des coopératives autogérées et le Parti communiste au pouvoir tolère désormais quelques voix divergentes. De nouveaux lieux de loisirs, inspirés des sociétés occidentales, fleurissent aussi à la Havane, où les usines désaffectées ont été transformées en pistes de danse ou en galeries. Le pays se tourne vers les investissements étrangers dans plusieurs secteurs, à l'exception de la santé, de l'éducation et de la défense.
Au Chili, dans la cordillères des Andes, se trouve la plus grande réserve d'or au monde, objet d'un conflit opposant une multinationale d'exploitation, la Barrick Gold, aux Indiens de la vallée. L'extraction nécessitant le recours à l'eau en grandes quantités et le rejet de nombreuses matières toxiques, les agriculteurs craignent de voir leur principale ressource polluée et leur village détruit par le tarissement de la source. Carmen Castillo raconte l'histoire de cette lutte entre l'entreprise canadienne, pour qui le progrès est synonyme de richesse, et des paysans qui entretiennent un rapport sacré à la terre. De Santiago à Buenos Aires en passant par le Nord du Chili, la réalisatrice présente les rouages de cette mécanique économique et politique.