Directing
Aucune description disponible.
La poussière. Elle est partout et omniprésente. Un conglomérat de fines particules qui se met en mouvement à peine les choses se calment. On la combat, on l'élimine et à peine disparue, elle revient. Celui qui s'y mesure entame un travail de Sisyphe. La poussière niche dans les moquettes et sur les poutres des charpentes: Elle pénètre dans les laboratoires et se dépose sur les œuvres d'art. Elle est projetée dans l'atmosphère par les cheminée des usines et se loge dans chaque goutte de pluie. La poussière rend malade, la poussière constitue le cosmos. C'est l'objet le plus petit encore visible dont un film peut traiter. La poussière ne disparaît jamais.
Un ouvrier est assis devant un tapis roulant sur lequel des ampoules arrivent à intervalles réguliers. Il prend les ampoules sur le tapis et les insère dans un appareil de test. Les ampoules s’allument brièvement et baignent la scène d’une lumière scintillante. L’ouvrier remet l’ampoule sur le tapis roulant, regarde droit dans la caméra et crie par-dessus le vacarme des machines : « Nous créons de la richesse. »