Directing
À l'aube du XXème siècle, dans une maison close à Paris, une prostituée a le visage marqué d'une cicatrice qui lui dessine un sourire tragique. Autour de la femme qui rit, la vie des autres filles s’organise, leurs rivalités, leurs craintes, leurs joies, leurs douleurs... Du monde extérieur, on ne sait rien. La maison est close.
2008, une femme traverse en train les ex-pays "de l'Est", direction Moscou, ce Moscou qui la hante et sans lequel elle n'aurait jamais quitté son pays, quand les chars étaient encore là, et la liberté, ailleurs, à l'Ouest... Elle parle avec les gens qu'elle rencontre, au gré des gares et des paysages enneigés, et des bribes de son passé ressurgissent : au début des années 80, Marta quitte Prague pour Paris. C'est l'époque du Palace, de la drogue, tout est bon pour gagner un peu d'argent, le strip-tease, les hommes de passage. Dans le nouvel Est, tous parlent aussi de grands départs, les filles surtout. Mais Marta n'est plus ici : Ceux qui sont partis autrefois n'ont pas leur place dans ce nouvel Est...
Vincent Dieutre offre une belle opportunité aux jeunes comédiens de l’École Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Bretagne : être à la fois eux-mêmes en écrivant leur propre texte, et quelqu’un d’autre en inventant leur propre personnage, leur propre voix.
Elle, c'est une jeune chanteuse libanaise, Zoha, qui se produit le soir dans un hôtel de luxe, fume beaucoup et conduit trop vite. Elle vit chez sa mère depuis qu'elle a quitté un mari cavaleur et possessif. Lui, c'est un Français quadragénaire nommé Mathieu, qui se dit avocat d'affaires et doit se rendre en Syrie pour signer un mystérieux contrat. Quand ils se rencontrent dans un bar, cela ressemble à un coup de foudre, mais de troubles soupçons d'espionnage viennent empoisonner leur relation. Leur passion va vivre au rythme de Beyrouth avec sa fièvre, ses non-dits, sa violence qui affleure à tout instant, sa paranoïa.
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Découverte d’un Los Angeles sous pandémie par le cinéaste Vincent Dieutre, sur les traces d’un ancien amour. Entre road-movie et journal de bord, une méditation sur l'époque telle qu’elle chute.
Elle est venue voir. Je n’ai aucune photo de Simon à lui montrer, aucune trace que ces plans volés, pris des fenêtres de chez lui, du côté du métro Jaurès : le canal, les voitures, la vie de quartier et cette poignée de réfugiés afghans confinés sous la voûte Lafayette… Alors, Elle visionne avec moi, Elle m’interroge, nous voyons défiler les saisons de cette dernière année de ma vie avec Simon, les derniers mois du combat harassant des réfugiés pour trouver une place ici, à Paris. Bien sûr, tout est fini, campement et histoire d’amour, mais Elle et moi savons désormais que, l’air de rien, le monde entier en a été légèrement… transformé.
L’un est confiné à Paris, l’autre à la campagne. L’un est écrivain, l’autre réalisateur. Au printemps 2020, tous deux correspondent avec leurs téléphones. Ils filment le réel et se filment dans l’épreuve, pendant l’épidémie. Cette traversée du temps est un document historique, intime et collectif, drôle et profond, tourné dans l’urgence de l’événement. Que faire de ce « temps mort », de ce temps retrouvé ?
Nos sentiments, nos choix, même notre mort errent sur le web comme des options, comme des fantômes. Le temps d’un dernier voyage en train, le temps d’une conversation amoureuse, d’une conversation mortelle, ou d’un casting improbable, trois générations vont tenter de s’arracher définitivement au nomadisme virtuel, de mettre fin à l’auto-exil qui défait nos vies... Entre Rotterdam et Tourcoing, plongée dans les Plaines, ténues et fragiles...
Un soir de printemps, Nino, jeune auteur de mélos flamboyants et kitschs, se retrouve catapulté dans le bar de nuit d'une ville aux confins du monde. Comment a-t-il atterri dans ce lieu ? Entre deux verres, sous le regard bienveillant de Rosa, barmaid philosophe, et de Al, jeune client, les souvenirs de sa soirée rocambolesque remontent petit à petit à la surface, tels les fragments d'un film d'amour qui n'a pas encore trouvé sa fin…
Fin juin à Paris. Mireille accompagne son ami Thomas, un être solitaire et tourmenté, lors d'une promenade au Père Lachaise. Thomas est très agité, inquiet. Il confie à Mireille qu'il souhaite être incinéré en cas de décès. Septembre. Après une période de vacances, Mireille revient chez elle. Elle et ses amis n'arrivent plus à joindre Thomas. Elle apprend qu'il est mort au mois d'août, seul. Comme il n'a aucune famille, son corps a été inhumé au carré des indigents du nouveau cimetière de Thiais. Mireille veut honorer les dernières volontés de son ami, mais la loi est stricte: pour exhumer le corps et l’incinérer, les services de la mairie doivent avoir la signature d’un membre de la famille de Thomas. Mireille apprend que Thomas avait un frère cadet, Melchior. Mais le jeune homme, marginalisé, abandonné depuis des années par son frère aîné, refuse de signer le permis d’exhumer.
Un homme est mort. Mehdi fut le parrain de la communauté des usagers du crack entre La Chapelle et Stalingrad. Alors qu’Isaïe aspire à quitter la rue pour retrouver son fils, il est rattrapé par la promesse faite un jour à Mehdi : en cas de malheur, faire revenir son corps au pays.